Invocation. C’est une vérité, que tout être informe qui est formé, était d’abord dans l’informité pour passer à la forme. 6. 17. Ce livre correspond à l'oeuvre complète de saint Augustin et ne comprend aucun commentaire pour aider le lecteur ce qui peut rendre certain passage ardu pour nous aujourd'hui. Sont-elles passées ? Chapitre XVII, Ce que l’on doit entendre par le ciel et la terre. From Wikisource. » Je vois dans votre vérité la certitude de ma parole, et je ne puis lire dans l’esprit de Moïse si telle était sa pensée en s’exprimant ainsi. — Quoi donc enfin ? ne laissez pas la parole à mes ténèbres. Wikisource Rechercher. Et comme elle rapporte au second jour la création du firmament, qui fut appelé ciel, elle insinue la distinction de cet autre ciel né avant les jours. Et si un homme qui possède ou enseigne cette antique législation des sons, oublie, contrairement aux règles, l’aspiration de la première syllabe, en disant « omme, » il blesse plus les autres que si, au mépris de vos commandements, il haïssait l’homme, son frère ; comme si l’ennemi le plus funeste était plus funeste à l’homme que la haine même qui le soulève ; comme si le persécuteur ravageait autrui plus qu’il ne ravage son propre cœur ouvert à la haine. L’avenir n’est pas encore ; qui le nie ? Seigneur mon Dieu, vous avez donné à l’enfant et la vie, et ce corps muni de ses sens, formé de ses membres, orné de sa figure ; vous avez intéressé tous les ressorts vitaux à sa conservation harmonieuse : et vous m’ordonnez de vous louer dans votre ouvrage, de vous confesser, de glorifier votre nom, ô Très-Haut [18], parce que vous êtes le Dieu tout puissant et bon, n’eussiez-vous rien fait que ce que nul ne peut faire que vous seul, principe de toute mesure, forme parfaite qui formez tout, ordre suprême qui ordonnez tout. Ce livre correspond à l'oeuvre complète de saint Augustin et ne comprend aucun commentaire pour aider le lecteur ce qui peut rendre certain passage ardu pour nous aujourd'hui. que ta beauté m’est chère, résidence de la gloire de mon Dieu (Ps. Quoi ! 39. je ne me suis moi-même rien donné. 16. Que ne les passez-vous au fil de votre glaive doublement acéré, afin de les retrancher du nombre de vos ennemis ? Loin de moi cette pensée ! J’avais ouï parler, dès le berceau, de la vie éternelle qui nous est promise par l’humilité du Seigneur notre Dieu, abaissé jusqu’à notre orgueil ; et j’étais marqué du signe de sa croix, assaisonné du sel divin, dès ma sortie du sein de ma mère, qui a beaucoup espéré en vous. Ainsi, quand ils soutiennent que leur sentiment, et non le mien, est celui de Moïse, c’est une prétention qui m’offense, et que je repousse. Un autre dira peut-être que cette confusion de matière informe a été d’abord désignée sous le nom de ciel et terre, parce qu’elle est comme la matière de ce monde visible et de l’ensemble des natures qui s’y manifestent, souvent appelées ainsi. L’un en considérant le début de la Genèse, « dans le principe Dieu créa, » porte sa pensée sur l’éternelle Sagesse, ce principe qui nous parle. Est-ce une erreur de prétendre que toute nature formée, que toute matière capable de forme, ne tiennent leur être que de Celui qui est la souveraine bonté, parce qu’il est le souverain être ? — Non, — Quoi (491) donc ? Çà et là elle blesse vos yeux, je l’avoue et le sais ; mais qui la balayera ? AUGUSTIN (Saint) – Les Confessions . Et si je demande encore quel oubli serait le plus funeste à la vie humaine, l’oubli de l’art de lire et d’écrire, ou celui de ces fictions poétiques, qui ne prévoit la réponse de quiconque ne s’est pas oublié lui-même ? On vous donne de surérogation pour vous rendre débiteur ; et qu’avons-nous qui ne soit vôtre ? C’est donc de rien que vous avez fait le ciel et la terre, tant et si peu. Mais qui vous invoque en vous ignorant ? Invocation. Et c’est pourquoi, Seigneur, vos jugements sont redoutables ; car votre vérité n’est ni à moi, ni à lui, ni à tel autre ; elle est à nous tous, que votre voix appelle hautement à sa communion, avec la terrible menace d’en être privés à jamais, si nous voulons en faire notre bien privé. Si, par le nom de terre, il faut implicitement les entendre, comment ce nom peut-il exprimer une matière informe, s’il désigne aussi ces eaux que nos yeux voient si transparentes et si belles ? Pour les autres, ces paroles ne sont plus un nid, mais un verger fertile où ils voltigent tout joyeux, à la vue des fruits cachés sous le feuillage ; et ils les cherchent, et ils les cueillent en gazouillant. Les Confessions De J J Rousseau D 1878 ROUSSEAU J J. Confessions Open Library. Autre devise. il rend grâce à dieu des dons qu’il a reçus de lui dans son enfance. La dernière modification de cette page a été faite le 5 mars 2012 à 22:09. 15. Mais par « cette terre invisible et informe, par cet abîme de ténèbres » qui servit de matière à l’œuvre successive des six jours, à la création et à l’ordonnance de ce monde visible, ils m’accordent que l’on peut entendre cette matière informe dont j’ai parlé. Père tendre, qui lui aviez tout donné alors, plus tendre encore à la détresse de son retour [30]. Mais « votre miséricorde vaut mieux que toutes les vies ( Ps. Quant à ceux qui ne contestent point ces vérités, dont la vénération, d’accord avec la nôtre, élève au plus haut point d’autorité les saintes Ecritures tracées par Moïse, votre saint serviteur, mais qui trouvent à reprendre dans mes paroles, voici ce que je leur réponds : « Seigneur notre Dieu, soyez l’arbitre entre mes humbles révélations et leurs censures. Vous avez connu dès le principe le ciel et la terre, sans succession de connaissance, et vous avez créé dès le principe le ciel et la terre sans division d’action. Inspirez-leur, ô mon Dieu, des pensées meilleures que leurs paroles ! Voilà cette maison de Dieu, qui n’est faite d’aucun élément emprunté à la terre, ou aux cieux corporels ; demeure spirituelle ; admise à la jouissance de votre éternité, parce qu’elle demeure dans une pureté éternelle. J’en ai quelques indications, j’ai vu moi-même des femmes enceintes. Eux ne voyaient pour moi, dans ce qu’ils me pressaient d’apprendre, qu’un moyen d’assouvir l’insatiable convoitise de cette opulence qui n’est que misère, de cette gloire qui n’est qu’infamie. « Car quel autre Seigneur que le Seigneur, quel autre Dieu que notre Dieu [9] ? Ce vouloir m’était révélé par le mouvement du corps, langage naturel et universel que parlent la face, le regard, le geste, le ton de la voix où se produit le mouvement de l’âme qui veut, possède, rejette ou fuit. Regardez tout cela, Seigneur, avec miséricorde ; délivrez-nous, nous qui vous invoquons ; délivrez aussi ceux qui ne vous invoquent pas encore, pour qu’ils vous invoquent et soient délivrés. Cet être de mon imagination n’était donc pas informe par absence de formes, mais par rapport à des formes plus belles. À quel autre que vous crierai-je : « Purifiez-moi de mes secrètes souillures, Seigneur, et n’imputez pas celles d’autrui à votre serviteur [11] ? Dernière modification le 8 novembre 2016, à 15:30, https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Les_Confessions_(Augustin)/Livre_premier&oldid=6309748, licence Creative Commons Attribution-partage dans les mêmes conditions. I, 16), dont l’Ecriture se tait, quoiqu’ils soient évidemment l’œuvre de Dieu. J’étais chair, esprit absent de lui-même et ne sachant plus y rentrer [22]. Ce n’était pas meilleur choix qui me rendait désobéissant, c’était l’amour du jeu ; j’aimais toutes les vanités du combat et de la victoire ; et les récits fabuleux qui, chatouillant mon oreille, y provoquaient de plus vives démangeaisons ; et ma curiosité soulevée chaque jour, et débordant de mes yeux, m’entraînait aux spectacles et aux jeux qui divertissent les hommes. Qu’êtes-vous donc, mon Dieu ? Mais quoi ! Chapitre VIII, Matière primitive faite de rien. C’est une vérité que tout être muable nous suggère l’idée d’une certaine informité, ou susceptibilité de forme, d’altération et de changement. Et n’êtes-vous pas, Seigneur, mon roi et mon Dieu ? Les Confessions (Augustin) Œuvres complètes de Saint Augustin, Texte établi par Poujoulat et Raulx, L. Guérin & Cie, 1864 (p. 485-498). 13. Les Confessions Reed College. Les ténèbres étaient, — c’est-à-dire, la lumière n’était pas, comme il y a silence où il n’y a point de son. 27. Et certes, cette science des lettres n’est pas 37. Le témoignage d'Augustin d'Hippone sur sa quête spirituelle, Les Confessions de Saint Augustin, Saint Augustin, Books On Demand. Mais, ô Seigneur, paix et joie en vous, avec ceux qui se nourrissent de la vérité dans l’étendue de l’amour ! Ai-je commencé ? La dernière modification de cette page a été faite le 8 novembre 2016 à 15:30. Des milliers de livres avec la livraison chez vous en 1 jour ou en magasin avec -5% de réduction ou téléchargez la version eBook. Donc, puisque je suis, comment vous demandé-je de venir en moi, qui ne puis être sans que vous soyez en moi ? Ma mère les voyait ; et elle aimait mieux livrer le limon informe à leurs épreuves que l’image divine à leurs profanations. Amour du jeu. Que désirent donc toutefois ces magistrats pour leurs enfants, sinon la survivance des dignités qui les appellent à présider les jeux ? Ainsi, la Genèse garde le silence sur la création de certains êtres ; et, ni la rectitude de la foi, ni la certitude de la raison, ne permettent de douter que Dieu les ait créés. Et que dit-on de vous en parlant de vous ? Or, cet âge, Seigneur, que je ne me souviens pas d’avoir vécu, que je ne connais que sur la foi d’autrui, le témoignage de mes conjectures, l’exemple des autres enfants, témoignage fidèle néanmoins, cet âge, j’ai honte de le rattacher à cette vie à moi, que je vis dans le siècle. Artisan tout puissant et bon de toute espèce de biens, vous avez fait le ciel si grand, la terre si petite. Un enfant que j’ai vu et observé était jaloux. Je crois au témoignage de vos livres saints ; mais quels profonds mystères sous leurs paroles ! 12. voilà ma réponse. Chapitre XXVIII, Des divers sens qu’elle peut recevoir. « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? parlez à mon cœur en vérité : car il n’appartient qu’à vous de parler ainsi ; et ces insensés, qu’ils restent dehors soulevant de leur souffle la terre poudreuse qui aveugle leurs yeux ; et j’entrerai dans le plus secret de mon âme ; et mes chants vous diront mon amour ; et mes gémissements, les ineffables souffrances de mon pèlerinage, et mon cœur, toujours élevé en haut dans la chère souvenance de Jérusalem, n’aura de soupirs que pour Jérusalem, ma patrie, Jérusalem, ma mère, Jérusalem et vous, son roi, son soleil, son père, son protecteur, son époux, ses chastes et puissantes délices, son immuable joie ; joie au-dessus de toute parole ; sa félicité parfaite, son bien unique et véritable, vous, le seul bien, le bien en vérité et par excellence ; non, mes soupirs ne se tairont pas que vous ne m’ayez reçu dans la paix de cette mère chérie, dépositaire des prémices de mon esprit, foyer d’où s’élancent vers moi toutes ces lumières ; et que votre main n’ait rassemblé les dissipations, réformé les difformités de mon âme, pour la soutenir dans une impérissable beauté, ô ma miséricorde ! Car peut-être a-t-il entendu par « Principe » le Commencement de l’œuvre, et, par les mots de ciel et de terre, les créatures spirituelles et corporelles, non dans la perfection de leur être, mais à l’état d’ébauche informe. Ecoutez, Seigneur, et jugez ma réponse. Que tout ce que mon enfance apprit d’utile, vous serve ; si je parle, si j’écris, si je lis, si je compte, que tout en moi vous serve ; car, au temps où j’apprenais des choses vaines, vous me donniez la discipline, et vous m’avez enfin remis les péchés de ma complaisance dans les vanités. 32. Ne peut-on pas dire aussi que c’est avec assez de raison que toutes les substances invisibles et visibles sont dénommées ciel et terre ; et que ces deux termes comprennent la création entière accomplie dans le Principe, c’est-à-dire dans la Sagesse divine ; mais que tous les êtres étant sortis du néant, et non de la substance de Dieu, puisqu’ils ne participent pas à sa nature et qu’ils ont en eux-mêmes le principe de la mutabilité, soit qu’ils demeurent comme l’éternelle maison du Seigneur, soit qu’ils changent comme l’âme et le corps de l’homme ; la matière de toutes choses visibles et invisibles encore dénuée de la forme, capable toutefois de la recevoir pour devenir le ciel et la terre, a été justement nommée « terre invisible et informe, abîme de ténèbres, » sauf cette distinction nécessaire entre la terre (493) invisible et sans ordre ou la matière corporelle avant l’investiture de la forme ; et les ténèbres répandues sur l’abîme ou la matière spirituelle avant la compression de sa fluide mobilité et le « FIAT LUX » de votre sagesse. Et combien de nos jours, et des jours de nos pères ont passé par votre aujourd’hui et en ont reçu leur être et leur durée ; et d’autres passeront encore, qui recevront de lui leur mesure d’existence. Ne sommes-nous pas appelés aussi votre justice ? Chapitre XXXI, Dieu connaît autrement que les Hommes. Ô Dieu, lumière de mon cœur, pain de la bouche intérieure de mon âme, vertu fécondante de mon intelligence, époux de ma pensée, je ne vous aimais pas ; je vous étais infidèle, et mon infidélité entendait de toutes parts cette voix : « Courage ! Mais quels flots, quels orages de tentations se levaient sur ma jeunesse ! De augustin saint . Car alors que savais-je ? Or, s’ils n’aiment dans leur opinion que la vérité, dès lors cette opinion est mienne aussi, car les amants de la vérité vivent d’un commun patrimoine.